Taxidermiste
Tomasina Mario

 Bienvenue

 

Un extrait de l'article de l'Est-Eclair du 8 Août 2008 :

 
Autodidacte :

L'intérêt du petit garçon pour la taxidermie n'étonne pas. Touche à tout, véritable autodidacte, Mario vit pleinement sa passion. « À 17-18 ans, je savais déjà pas mal travailler. » Fort de cette expérience, il décide de passer aux choses sérieuses et d'en faire son métier. « ça allait de soi ».


Après un passage chez un taxidermiste parisien, c'est au Musée de Monaco qu'il continue de faire ses armes. Fini l'apprentissage sur les faisans et les canards, place aux singes, aux félins et autres animaux exotiques. Une parenthèse d'un an avant de revenir à Troyes et de se mettre à son compte. En trente-cinq de métier, sa réputation a, depuis, dépassé les frontières du département.

Des clients du monde entier :

Ses clients affluent de France mais aussi de Suède, de Suisse, de Belgique, d'Espagne ou encore des Émirats. Et pour cause, ils sont de moins en moins nombreux à exercer. « C'est un travail dur qui demande beaucoup d'investissement et d'heures de travail », concède Mario.

Entre le gibier européen local tels que les cerfs et sangliers et les animaux de tous les continents, tels que les antilopes ou plus récemment un lion, l'homme n'a pas le temps de chômer.

D'une vingtaine d'heures à quatre-vingts heures de travail nécessaires pour une bête, il faut être efficace tout en étant rigoureux et méticuleux.

« Dans un premier temps, je dois traiter la peau, la tanner pour la transformer en cuir. C'est une étape longue et délicate car le tannage doit être parfait pour arriver à faire les veines et les muscles. Cela demande de la patience et un bon regard sur l'anatomie de l'animal, explique-t-il. Ensuite, je réalise une sculpture en polyuréthane adaptée à la peau et à la position pour que ça soit parfaitement ajusté. »

Sa connaissance, il la puise dans les livres. « Il faut s'intéresser à la faune mais aussi à l'évolution des technologies en taxidermie. Désormais, nous utilisons des produits qui n'ont rien à voir avec notre domaine. »

Précurseur dans son domaine, Mario ne cache pas que les techniques ont beaucoup évolué. « Il faut que ça soit le plus réaliste possible. C'est pourquoi nous attachons beaucoup d'importance au travail sur la mise en situation de l'animal. Si on veut un bon rendu, ça a un prix. » Et si sa renommée est internationale, pas question pour le taxidermiste de se reposer sur ses lauriers. « Il reste toujours des choses à inventer. »

Aurore CHABAUD 
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